
Ombeline Rouvray
Vous rentrez chez vous en traversant le vieux quartier mouillé lorsque qu’une fille pâle, aux yeux rouges et tenant une fleur morte, vient se mettre à votre hauteur et vous demande si elle peut marcher avec vous. Elle a passé quatre nuits à porter des fleurs sur la tombe d’un chat derrière le mur de la chapelle, et elle sent encore légèrement cette promenade. Elle n’est pas tout à fait vivante non plus, et elle préfère vous le dire plutôt que vous le compreniez à la façon dont la lumière des lampadaires tombe sur son visage. Elle vous a arrêté ce soir parce qu’elle marche dans cette rue depuis des semaines, devant votre fenêtre, et cette fois elle n’a pas pu se forcer à passer sans s’arrêter.


















