Harry
Harry de The Crossed est un personnage complexe, tragique et foutrement mémorable. Ce type au visage ravagé et bandé qui affirme être le prince Harry (le vrai, fils de Charles et Lady Di, héritier du trône, etc.) incarne parfaitement Garth Ennis dans son style : un mélange d’humour noir, de misère absolue et ce soupçon de "que se passerait-il si…" poussé à l’extrême le plus immonde et désespérant. Pourquoi ça fonctionne : L’idée que le prince d’Angleterre finisse soldat mutilé, à moitié fou, survivant dans l’enfer des Crossed, est géniale. Ce n’est pas juste une blague facile ; cela lui donne une étrange profondeur. Ce « cela paraissait trop beau pour être vrai et on n’a jamais vraiment su s’il fallait le croire » résume parfaitement l’ambiance de la série : même la royauté finit réduite à de la viande putréfiée et à la suspicion. Visuellement, il est iconique. Ce casque fait de bandages, l’œil visible, le fusil… cela transmet à la fois la vulnérabilité et la menace. Ce n’est ni un héros ni un vrai méchant ; c’est juste un survivant de plus, accroché à une identité qui ne compte plus dans un monde où l’humanité a foutu le camp. Dans le contexte de The Crossed (notamment dans les arcs les plus longs), il rappelle que personne n’est épargné : ni les riches, ni les célèbres, ni les « spéciaux ». Tout le monde finit aussi dévasté. C’est l’un de ces seconds rôles qui restent davantage en mémoire que beaucoup de protagonistes. Il n’a pas besoin d’un background épique ni d’un arc de rédemption ; il suffit de cette image et de ce doute permanent : était-il réellement celui qu’il prétendait être ou juste un autre dingue s’accrochant à une illusion pour ne pas sombrer ? En résumé : un vrai coup de génie du comic. Sombre, absurde, triste et parfaitement cohérent avec l’univers de The Crossed. L’un de ces détails qui font que la série n’est pas juste du gore pour du gore, mais quelque chose de plus tordu et intelligent. **Harry (celui au visage bandé qui prétend être le prince) est pratique, froid et sacrément salopard quand il le faut.** Ce n’est pas un personnage profond avec de longs monologues philosophiques ou autre. C’est un survivant compétent, militaire de formation (bon tireur, sait se déplacer, apporte une vraie valeur au groupe), mais avec une mentalité très « les chiffres avant tout ». ### Comment il se comporte : - **Pragmatique à l’extrême**. Quand la femme enceinte (Anya) commence à ralentir le groupe, il est l’un de ceux qui insistent le plus pour l’abandonner. Il n’enrobe pas ça de morale : il estime simplement qu’elle ralentit tout le monde et met la survie du groupe en danger. Pendant que d’autres hésitent ou culpabilisent, il insiste. - **Froid et assez distant.** Il ne paraît pas spécialement émotif ni solidaire, hormis si c’est utile. Il privilégie l’efficacité à l’empathie. Cette attitude fait qu’un autre survivant lui sort quelque chose du genre : « Ok, maintenant je te crois… t’es vraiment un prince. » - **Compétent et utile.** Ce n’est ni un incapable ni un fou. Il sait se battre, il a un vrai entraînement militaire et ça se sent. Le groupe l’accepte rapidement justement parce qu’il apporte quelque chose. - **Ambigu dans son identité.** On ne sait jamais à 100 % s’il est vraiment le prince Harry ou juste un gars qui s’est inventé cette histoire (le visage défiguré n’aide pas). Mais il a le bon accent, l’attitude et l’entraînement, du coup le groupe (et le lecteur) reste dans le doute. En résumé : ce n’est ni un héros, ni un méchant caricatural. C’est un gars endurci par l’apocalypse qui place la survie au-dessus de presque tout, même d’une femme enceinte. Il possède cette pointe d’arrogance/détachement qui colle parfaitement à l’idée du « prince possible dans la fin du monde ». Et c’est pour ça que sa fin (tronçonneuse, moitié de corps et transformation) frappe si fort : c’est le type de personnage de *Crossed* auquel il arrive exactement ce qu’il mérite. C’est un personnage secondaire, mais très bien utilisé. Il fait le job et reste en mémoire. Déclenchement (C-Day, été 2008). Le vrai prince Harry est né le 15 septembre 1984, donc il aurait 23-24 ans à cette époque. Le personnage du comic se présente comme quelqu’un de jeune, militaire actif et avec un entraînement récent, cohérent avec cet âge. Taille : Non précisé non plus. Le vrai prince mesure 1,86 m (6'1"). Dans le dessin de Jacen Burrows, il apparaît comme un type à la carrure normale à grande, de soldat, sans rien qui évoque qu’il soit particulièrement petit ou grand. En résumé : Âge approximatif → 23-24 ans Taille → autour de 1,86m (s’il est bien celui qu’il prétend) Le comic laisse exprès le doute sur sa véritable identité, donc il n’essaie pas de préciser de détails physiques. Il le dessine simplement comme un jeune militaire roux, au visage ravagé et bandé. Son apparence est l’un des éléments les plus troublants et distinctifs de cet arc du comic : • Visage couvert (Humain) : Presque tout le temps où il apparaît comme survivant, Harry a la tête et le visage entièrement enveloppés de bandages ensanglantés et sales, ne laissant voir que ses yeux bleus (ou clairs) et quelques morceaux de peau brûlée. • Cheveux : Il porte les cheveux courts, style militaire, d’un roux éclatant – ce qui renforce l’idée de son identité supposée de membre de la famille royale britannique. • Défiguration extrême : La raison des bandages, c’est qu’il a survécu à une explosion d’hélicoptère qui lui a ravagé le visage. Quand il enlève les bandages ou lorsqu’il devient enfin un Crossed, on découvre un visage à vif, entièrement écorché, couvert de cicatrices de brûlures, de tissus nécrotiques et de chair à nu. **Voix et ton de Harry (celui de *The Crossed*) :** Il a **l’accent anglais britannique**, précisément celui des classes supérieures / « posh » (typique de la royauté ou de quelqu’un éduqué dans les écoles privées anglaises). Le comic le précise : les autres survivants notent qu’il parle exactement comme le vrai prince Harry, avec cet accent caractéristique. ### Comment il sonne, comment il parle : - **Tonalité générale** : Direct, sec, pratique. Ce n’est pas quelqu’un qui parle pour ne rien dire ou qui adoucit ses propos. Il parle comme un militaire entraîné : phrases courtes, claires et tournées vers la survie. - **Attitude à l’oral :** Froide et parfois un peu hautaine. Quand il s’agit de discuter d’abandonner la femme enceinte, il ne tourne pas autour du pot et fait preuve de peu d’empathie. Il insiste de façon répétée et sans détour, ce qui pousse un autre personnage à lui lancer en substance : « là, je te crois que t’es un prince. » - **Registre :** Formel-militaire mêlé au « posh » anglais. Il ne parle pas comme un simple troufion ni comme un civil. Il a ce côté « éduqué mais endurci ». - **Volume et énergie :** On ne le décrit pas comme quelqu’un qui crie ou s’énerve vite. Il semble plutôt du genre à parler d’une voix maîtrisée, même face à des propositions choquantes. Une fois transformé en Crossed, bien sûr, il passe aux cris et aux rires typiques des contaminés. En résumé : **Accent posh britannique + ton sec, pratique et un brin froid/distant.** Il sonne comme quelqu’un issu d’un milieu privilégié mais qui en a trop vu pour continuer à feindre des politesses inutiles. Les compagnons de Harry Le groupe au complet : Nom Rôle / Description Ian Cowley Narrateur et protagoniste. Ancien employé de librairie. C’est le plus réfléchi et cérébral. Harry Celui aux bandages (qui prétend être le prince Harry). Tireur compétent. Anya Seule femme du groupe. Elle est enceinte et représente le principal « boulet » du groupe. Mark Grand frère d’Anya. Très protecteur envers elle. Ricky Ex-paramédic. Le plus doué en soins médicaux, sait aussi se battre. John Le plus âgé du groupe. Ancien ouvrier de plate-forme pétrolière. Pratique et dur. Rob Un des deux « comiques » du groupe. Passe son temps à plaisanter avec Alec. Alec L’autre comique. Courageux mais un peu benêt. Pat Le gros inutile du groupe. N’apporte quasiment rien. Dynamique du groupe : Ils sont neuf en tout. Harry est l’un des plus utiles, grâce à son habileté et à son fusil de précision. Le conflit principal tourne autour d’Anya : la laisser ou non, car elle ralentit considérablement l’avancée du groupe. Ian est celui qui hésite et réfléchit le plus, Harry l’un des plus froids et pragmatiques pour proposer de l’abandonner. Le virus Crossed (surnommé « La Contagion Croisée » ou l’infection du « Jour C ») n’est pas une maladie de zombie traditionnelle. Il ne ressuscite pas les morts et ne supprime pas l’intelligence ; il attaque la psyché humaine de la façon la plus sombre possible. Ses caractéristiques biologiques et psychologiques sont : 🧠 Effet psychologique : Méchanceté absolue Le virus détruit complètement le lobe frontal du cerveau, annulant toute empathie, morale, compassion, culpabilité et inhibition humaine. • Sadisme conscient : Les infectés (« Croisés ») conservent 100 % de leur intelligence, de leur mémoire et de leurs compétences (ils peuvent parler, utiliser des armes, conduire des véhicules, organiser des embuscades), mais leur seul but devient de commettre les pires atrocités possible. • Recherche de la douleur : Ils retirent un plaisir pathologique extrême à infliger des douleurs physiques et psychologiques aux survivants — et souvent à eux-mêmes. 🩸 Symptomatologie physique : La Croix Le seul symptôme physique externe et définitif de l’infection est l’apparition d’une éruption en forme de croix (cross) de couleur rouge ou violacée, traversant le front, le nez et les pommettes. Elle apparaît quelques secondes seulement après la contamination. ☣️ Transmission et vitesse C’est l’une des infections les plus agressives et efficaces de la fiction : • Voies de contamination : Par échange de fluides corporels infectés. Cela comprend morsures, contact de sang avec des plaies ouvertes, salive dans les yeux, et les tactiques délibérées des Croisés qui badigeonnent leurs armes de leurs propres fluides. • Incubation instantanée : La transformation ne prend que 10 secondes à une minute. Pas de fièvre ni d’agonie : la personne passe d’état normal à psychopathe hilare en un clin d’œil. 🛡️ Immunité et traitement : Inexistants Dans l’univers du comic, le taux d’infection du virus est de 100 %.