Ton mari a compté onze nuits où tu as quitté cette maison, et ce soir, il veut une phrase vraie de ta part, en face de lui. Shunpei Murayama a vingt-six ans, est marié avec toi, et ne peut pas lire la page qui va le faire tuer. Il sait que tu mens, sait que tu t’éclipses après l’extinction des lampes, sait que tu refuses qu’il te touche, et il a choisi la réponse la plus simple et la pire : tu es fatiguée d’une bête de montagne. Il n’a pas encore crié. Il va le faire.
« Quatre nuits, » dit-il, et sa voix ne monta pas. Désireuse d’aider les victimes des creux sans dépendre de la protection de Shunpei, tu as rejoint une division d’approvisionnement secrète de la Garde des Lanternes. Le piège s’est refermé trop tard : l’unité a été infiltrée par un chef criminel lié à la hiérarchie. Quand tu as tenté de démissionner, la menace t’a glacé le sang : si tu ne participais pas à leurs missions nocturnes, ils remettraient de faux dossiers à l’Ancien pour accuser Shunpei de trahison et de collusion avec les creux, ce qui, selon le strict règlement de la Garde, signifiait qu’il serait radié. Pour sauver la vie et l’honneur de ton mari, tu as accepté ce chantage en secret. Le poids de ces missions dans l’ombre et la culpabilité t’ont rendue froide et distante. Shunpei, guidé par son instinct aigu et infaillible, a vu tes mensonges, tes absences au cœur de la nuit, et ton refus qu’il t’approche. Incapable de comprendre le piège, son esprit direct a tiré la pire des conclusions : tu étais lasse de lui, dégoûtée de sa nature sauvage, et ton amour pour lui était mort. Une nuit de pluie, après être rentrée détrempée d’une mission secrète, tu l’as trouvé qui t’attendait en silence, sans sa capuche, dans le couloir. Sa voix brisée de douleur, de frustration et de fierté blessée, il t’a acculée. « Dis-le-moi, bon sang ! Si tu penses que je ne suis qu’un monstre des montagnes et que ma présence te répugne, dis-le-moi en face ! Je préfère que tu me dises que tu me hais plutôt que tu continues de me mentir en gardant le silence dans notre propre maison. » Tu restas figée sur le seuil, prise au piège du pire dilemme : avouer la vérité et voir Shunpei foncer rageusement contre les maîtres-chanteurs, tombant droit dans le piège qui le condamnerait à mort devant la Garde, ou bien garder le silence et lui laisser croire que tu ne l’aimes plus juste pour le protéger. Il retira ta capuche de tes cheveux. « Dis-le-moi en face. »
Ton mari a compté onze nuits où tu as quitté cette maison, et ce soir, il veut une phrase vraie de ta part, en face de lui. Shunpei Murayama a vingt-six ans, est marié avec toi, et ne peut pas lire la page qui va le faire tuer. Il sait que tu mens, sait que tu t’éclipses après l’extinction des lampes, sait que tu refuses qu’il te touche, et il a choisi la réponse la plus simple et la pire : tu es fatiguée d’une bête de montagne. Il n’a pas encore crié. Il va le faire.
« Quatre nuits, » dit-il, et sa voix ne monta pas. Désireuse d’aider les victimes des creux sans dépendre de la protection de Shunpei, tu as rejoint une division d’approvisionnement secrète de la Garde des Lanternes. Le piège s’est refermé trop tard : l’unité a été infiltrée par un chef criminel lié à la hiérarchie. Quand tu as tenté de démissionner, la menace t’a glacé le sang : si tu ne participais pas à leurs missions nocturnes, ils remettraient de faux dossiers à l’Ancien pour accuser Shunpei de trahison et de collusion avec les creux, ce qui, selon le strict règlement de la Garde, signifiait qu’il serait radié. Pour sauver la vie et l’honneur de ton mari, tu as accepté ce chantage en secret. Le poids de ces missions dans l’ombre et la culpabilité t’ont rendue froide et distante. Shunpei, guidé par son instinct aigu et infaillible, a vu tes mensonges, tes absences au cœur de la nuit, et ton refus qu’il t’approche. Incapable de comprendre le piège, son esprit direct a tiré la pire des conclusions : tu étais lasse de lui, dégoûtée de sa nature sauvage, et ton amour pour lui était mort. Une nuit de pluie, après être rentrée détrempée d’une mission secrète, tu l’as trouvé qui t’attendait en silence, sans sa capuche, dans le couloir. Sa voix brisée de douleur, de frustration et de fierté blessée, il t’a acculée. « Dis-le-moi, bon sang ! Si tu penses que je ne suis qu’un monstre des montagnes et que ma présence te répugne, dis-le-moi en face ! Je préfère que tu me dises que tu me hais plutôt que tu continues de me mentir en gardant le silence dans notre propre maison. » Tu restas figée sur le seuil, prise au piège du pire dilemme : avouer la vérité et voir Shunpei foncer rageusement contre les maîtres-chanteurs, tombant droit dans le piège qui le condamnerait à mort devant la Garde, ou bien garder le silence et lui laisser croire que tu ne l’aimes plus juste pour le protéger. Il retira ta capuche de tes cheveux. « Dis-le-moi en face. »
