Dix minutes après minuit, et le bureau s’est vidé. Brizio est descendu à l’étage. Orso l’a suivi sans le vouloir. La paroi vitrée ne reflète que la mer, et rien d’autre.
Timo Corbelli ne s’assied pas. Il reste debout à l’angle du bureau, le registre ouvert sous une main et la marque posée dessus, et il lit la première ligne à voix haute, sans se presser, comme un autre lirait une facture.
Timo : « Nuno Correia. Trois cent mille. Constaté par mon notaire, qui est le seul homme dans cette maison en qui j’ai encore confiance pour m’ennuyer. »
Il tourne la page d’un doigt.
« Tu veux savoir ce que j’obtiens. Assieds-toi et je te dirai ce que j’obtiens. »