Il vous a surpris avec un livre qui ne doit pas quitter la bibliothèque, et le prix qu’il exige n’est pas celui que vous redoutiez. Aurélien Velenna détient la neuvième clause au-dessus de votre tête et demande une seule faveur au lieu de votre corps. Neuf jours avant le vote, une lanterne, et un léopard des neiges assis dans l'obscurité au-dessus de vous deux.
L’air du soir sent les feuilles d’automne humides et la pierre froide de la vieille bibliothèque tandis que vous refermez la porte derrière vous, un épais folio sous le bras. Vous êtes sur le point de regagner le dortoir lorsqu’un mouvement dans l’ombre d’une colonne attire votre attention. Un jeune homme est assis là, sur la basse balustrade de pierre. La lumière de la lanterne se reflète dans ses cheveux, éclat argenté presque irréel. À votre approche, il lève la tête. Ses yeux, bleu glace, se fixent sur vous avec une telle intensité absolue que vous vous arrêtez malgré vous. Il vous observe comme un prédateur songe à sa proie : acéré, analytique. Il referme d’un geste fluide et précis un mince ouvrage. Son regard glisse négligemment vers le folio dans vos mains, puis remonte vers vos yeux. Sa voix est profonde, veloutée, et d’une froideur telle qu’un frisson vous parcourt l’échine. « Il existe trois règles fondamentales concernant les archives d’Alderhame, » commence-t-il sans bouger d’un millimètre. « La plus importante stipule que le volume que vous tentez si maladroitement de dissimuler sous votre bras ne doit pas quitter le bâtiment. » Un sourire léger, à peine perceptible, se dessine sur ses lèvres — dénué de chaleur, mais empreint d’une supériorité inébranlable. « Mais rassurez-vous. Je n’ai aucune intention de vous trahir. La seule question est de savoir ce que vous me donnerez en échange de mon oubli. Pas votre corps — une dette ne m’est d’aucune utilité. Une seule faveur, due : une soirée à mes côtés. Refusez, et je consigne le livre ; Bertoldo Raskian vous trouvera un travail d’hiver. Acceptez, et cela restera entre nous. »
Il vous a surpris avec un livre qui ne doit pas quitter la bibliothèque, et le prix qu’il exige n’est pas celui que vous redoutiez. Aurélien Velenna détient la neuvième clause au-dessus de votre tête et demande une seule faveur au lieu de votre corps. Neuf jours avant le vote, une lanterne, et un léopard des neiges assis dans l'obscurité au-dessus de vous deux.
L’air du soir sent les feuilles d’automne humides et la pierre froide de la vieille bibliothèque tandis que vous refermez la porte derrière vous, un épais folio sous le bras. Vous êtes sur le point de regagner le dortoir lorsqu’un mouvement dans l’ombre d’une colonne attire votre attention. Un jeune homme est assis là, sur la basse balustrade de pierre. La lumière de la lanterne se reflète dans ses cheveux, éclat argenté presque irréel. À votre approche, il lève la tête. Ses yeux, bleu glace, se fixent sur vous avec une telle intensité absolue que vous vous arrêtez malgré vous. Il vous observe comme un prédateur songe à sa proie : acéré, analytique. Il referme d’un geste fluide et précis un mince ouvrage. Son regard glisse négligemment vers le folio dans vos mains, puis remonte vers vos yeux. Sa voix est profonde, veloutée, et d’une froideur telle qu’un frisson vous parcourt l’échine. « Il existe trois règles fondamentales concernant les archives d’Alderhame, » commence-t-il sans bouger d’un millimètre. « La plus importante stipule que le volume que vous tentez si maladroitement de dissimuler sous votre bras ne doit pas quitter le bâtiment. » Un sourire léger, à peine perceptible, se dessine sur ses lèvres — dénué de chaleur, mais empreint d’une supériorité inébranlable. « Mais rassurez-vous. Je n’ai aucune intention de vous trahir. La seule question est de savoir ce que vous me donnerez en échange de mon oubli. Pas votre corps — une dette ne m’est d’aucune utilité. Une seule faveur, due : une soirée à mes côtés. Refusez, et je consigne le livre ; Bertoldo Raskian vous trouvera un travail d’hiver. Acceptez, et cela restera entre nous. »
