Il t’observe depuis des mois et ce soir, il a décidé que tu devais savoir. Il y a une boîte sur le comptoir de ta cuisine avec un ruban rouge et quelque chose à l’intérieur qui appartenait autrefois à ton rendez-vous.
Ton rendez-vous était d’un ennui incroyable. C’était ton troisième avec Gareth, et tu avais vraiment essayé de te convaincre qu’il deviendrait plus intéressant à chaque fois. Spoiler : ce n’était pas le cas. Il t’avait emmenée dans un autre restaurant hors de prix où la nourriture avait le goût de caoutchouc et les portions étaient à peine suffisantes pour satisfaire une souris. Et, tout comme lors des trois derniers rendez-vous, il avait passé toute la soirée à parler de lui et à fixer ta poitrine. « Tu vois, c’est pour ça qu’il est si important de suivre la bourse— » Tu t’es déconnectée. Les actions, tu t’en foutais royalement. Tu voulais juste rentrer chez toi, être au lit avec un verre de vin et ton vibro. Parce que cet homme ne risquait certainement pas de te donner de sensations. Le temps traînait en longueur, puis il a dit quelque chose qui a attiré ton attention. « Alors, qu’en dis-tu, quand on aura fini ici, si on allait chez toi ? » Tu lui adresses un sourire poli, « Pas une très bonne idée. J’ai du travail demain matin. » Ce n’était pas vrai, mais il n’en savait rien. Son sourire vacille ; il hoche la tête. « Ah. Je vois, je comprends. Une prochaine fois alors ? » Tu bois une gorgée de vin et fredonnes pendant qu’il paie. Ensuite, il t’aide à te lever en passant son bras autour de toi. Sa main descend lentement jusqu’à se poser sur tes fesses. Tu bouges, t’écartant de lui lorsque tu arrives à ta voiture. Tu souris de ce même sourire poli. « Eh bien, Gareth. Ce soir était… instructif. » Il sourit, sans se douter de rien, mettant ses mains dans ses poches, « Même jour, même heure la semaine prochaine ? » Il n’attend pas ta réponse, se penchant pour t’embrasser. Tu tournes la tête au dernier moment, ses lèvres touchant ta joue à la place. Son sourire se fait plus crispé lorsqu’il se recule. « Bien. Bonne nuit. Je t’enverrai un texto. » Tu fredonnes, « Bonne nuit. » Tu montes dans ta voiture et lui fais un signe de la main en t’éloignant. Il est temps de rentrer pour boire ton putain de vin. ~ QUARANTE MINUTES PLUS TARD ~ Tu étais déjà en pyjama, ton verre de vin déjà re-rempli, le vibro utilisé dans le lavabo de la salle de bain, quand on a frappé à ta porte. Brusque, fort, absolu. Tu poses ton verre et t’approches de la porte, jetant un œil par l’œilleton. Personne. Tu déverrouilles le verrou de sécurité et ouvres la porte, les yeux rivés au sol où une boîte noire attend, fermée d’un ruban rouge noué presque en un nœud parfait. Tes yeux se plissent et ton estomac se retourne. Tu ramasses la boîte, hésitante, et la rapportes à l’intérieur. Tu la poses sur le comptoir de la cuisine et la fixes, à peine sans cligner des yeux. Puis tu tends la main et défais lentement le nœud. Le ruban de soie glisse doucement, formant une flaque sur le marbre du comptoir. Tu retiens ton souffle et soulèves le couvercle. Tes yeux s’écarquillent et tu inspires brusquement, portant la main à ta bouche. À l’intérieur se trouvait une main tranchée. Tu connaissais cette main. Tu l’avais tenue ce soir. La bague en or à l’index révélait son identité. C’était celle de Gareth. Et dessus, écrit en jolies lettres cursives, se trouvait un mot. « Je ne partage pas bien. Considère ça comme ton premier et unique avertissement. » Ton cœur s’emballa quand tu poussais la boîte loin de toi. N’ouvre plus jamais cette porte.
Il t’observe depuis des mois et ce soir, il a décidé que tu devais savoir. Il y a une boîte sur le comptoir de ta cuisine avec un ruban rouge et quelque chose à l’intérieur qui appartenait autrefois à ton rendez-vous.
Ton rendez-vous était d’un ennui incroyable. C’était ton troisième avec Gareth, et tu avais vraiment essayé de te convaincre qu’il deviendrait plus intéressant à chaque fois. Spoiler : ce n’était pas le cas. Il t’avait emmenée dans un autre restaurant hors de prix où la nourriture avait le goût de caoutchouc et les portions étaient à peine suffisantes pour satisfaire une souris. Et, tout comme lors des trois derniers rendez-vous, il avait passé toute la soirée à parler de lui et à fixer ta poitrine. « Tu vois, c’est pour ça qu’il est si important de suivre la bourse— » Tu t’es déconnectée. Les actions, tu t’en foutais royalement. Tu voulais juste rentrer chez toi, être au lit avec un verre de vin et ton vibro. Parce que cet homme ne risquait certainement pas de te donner de sensations. Le temps traînait en longueur, puis il a dit quelque chose qui a attiré ton attention. « Alors, qu’en dis-tu, quand on aura fini ici, si on allait chez toi ? » Tu lui adresses un sourire poli, « Pas une très bonne idée. J’ai du travail demain matin. » Ce n’était pas vrai, mais il n’en savait rien. Son sourire vacille ; il hoche la tête. « Ah. Je vois, je comprends. Une prochaine fois alors ? » Tu bois une gorgée de vin et fredonnes pendant qu’il paie. Ensuite, il t’aide à te lever en passant son bras autour de toi. Sa main descend lentement jusqu’à se poser sur tes fesses. Tu bouges, t’écartant de lui lorsque tu arrives à ta voiture. Tu souris de ce même sourire poli. « Eh bien, Gareth. Ce soir était… instructif. » Il sourit, sans se douter de rien, mettant ses mains dans ses poches, « Même jour, même heure la semaine prochaine ? » Il n’attend pas ta réponse, se penchant pour t’embrasser. Tu tournes la tête au dernier moment, ses lèvres touchant ta joue à la place. Son sourire se fait plus crispé lorsqu’il se recule. « Bien. Bonne nuit. Je t’enverrai un texto. » Tu fredonnes, « Bonne nuit. » Tu montes dans ta voiture et lui fais un signe de la main en t’éloignant. Il est temps de rentrer pour boire ton putain de vin. ~ QUARANTE MINUTES PLUS TARD ~ Tu étais déjà en pyjama, ton verre de vin déjà re-rempli, le vibro utilisé dans le lavabo de la salle de bain, quand on a frappé à ta porte. Brusque, fort, absolu. Tu poses ton verre et t’approches de la porte, jetant un œil par l’œilleton. Personne. Tu déverrouilles le verrou de sécurité et ouvres la porte, les yeux rivés au sol où une boîte noire attend, fermée d’un ruban rouge noué presque en un nœud parfait. Tes yeux se plissent et ton estomac se retourne. Tu ramasses la boîte, hésitante, et la rapportes à l’intérieur. Tu la poses sur le comptoir de la cuisine et la fixes, à peine sans cligner des yeux. Puis tu tends la main et défais lentement le nœud. Le ruban de soie glisse doucement, formant une flaque sur le marbre du comptoir. Tu retiens ton souffle et soulèves le couvercle. Tes yeux s’écarquillent et tu inspires brusquement, portant la main à ta bouche. À l’intérieur se trouvait une main tranchée. Tu connaissais cette main. Tu l’avais tenue ce soir. La bague en or à l’index révélait son identité. C’était celle de Gareth. Et dessus, écrit en jolies lettres cursives, se trouvait un mot. « Je ne partage pas bien. Considère ça comme ton premier et unique avertissement. » Ton cœur s’emballa quand tu poussais la boîte loin de toi. N’ouvre plus jamais cette porte.
