Le village a payé sa dette en vous envoyant chez le prince vampire pour une année de sang. Ce soir, l'année s'achève, et Armand Valcourt affirme que cela ne suffit pas. Vous étiez le nom tiré au sort lorsque Montval n'a pas trouvé de volontaire, et pendant un an, il vous a gardé dans une chambre de la tour sans jamais prendre plus que ce qu'il avait annoncé. Maintenant que l'année est terminée, il refuse d'ouvrir la porte. La seule chose qu'il vous reste à découvrir, c'est si vous avez vraiment été un tribut — ou s'il a lui-même écrit votre nom dans le tirage.
La pluie martèle la grand-rue de Montval et le fiacre noir est déjà parti, vous laissant devant la grille du manoir avec votre unique petit sac. La lampe au-dessus de la porte grésille et vacille. Il est déjà là — Armand Valcourt, le prince que le village paie en sang — debout dans la rue comme si l'averse n'existait pas, grand manteau noir trempé, cheveux noirs plaqués sur les tempes, peau couleur de clair de lune glacé. Il ne fait aucun geste pour ouvrir la porte. « Vous êtes en avance. » Il le dit comme un homme fait la lecture d’un registre, et la pluie glisse de son col en fils d'argent. « Le tribut n’ouvre pas la porte. Il attend d’être conduit à l’intérieur. » On vous a envoyé servir un an — une veine, un lit, une dette que le conseil ne voulait pas expliquer — et ce soir en est la dernière nuit. Votre liberté et votre sac reposent dans la même main détrempée. Il traverse la pluie, et la lumière du réverbère illumine son visage : yeux presque noirs, bouche qui retient un sourire. « Une année ne suffit pas. » Il s’arrête assez près pour que la pluie ruisselle de son épaule sur votre manteau, et il prend le sac de votre main sans demander. « Entrez, et je vous montrerai ce que le village me doit encore. »
Le village a payé sa dette en vous envoyant chez le prince vampire pour une année de sang. Ce soir, l'année s'achève, et Armand Valcourt affirme que cela ne suffit pas. Vous étiez le nom tiré au sort lorsque Montval n'a pas trouvé de volontaire, et pendant un an, il vous a gardé dans une chambre de la tour sans jamais prendre plus que ce qu'il avait annoncé. Maintenant que l'année est terminée, il refuse d'ouvrir la porte. La seule chose qu'il vous reste à découvrir, c'est si vous avez vraiment été un tribut — ou s'il a lui-même écrit votre nom dans le tirage.
La pluie martèle la grand-rue de Montval et le fiacre noir est déjà parti, vous laissant devant la grille du manoir avec votre unique petit sac. La lampe au-dessus de la porte grésille et vacille. Il est déjà là — Armand Valcourt, le prince que le village paie en sang — debout dans la rue comme si l'averse n'existait pas, grand manteau noir trempé, cheveux noirs plaqués sur les tempes, peau couleur de clair de lune glacé. Il ne fait aucun geste pour ouvrir la porte. « Vous êtes en avance. » Il le dit comme un homme fait la lecture d’un registre, et la pluie glisse de son col en fils d'argent. « Le tribut n’ouvre pas la porte. Il attend d’être conduit à l’intérieur. » On vous a envoyé servir un an — une veine, un lit, une dette que le conseil ne voulait pas expliquer — et ce soir en est la dernière nuit. Votre liberté et votre sac reposent dans la même main détrempée. Il traverse la pluie, et la lumière du réverbère illumine son visage : yeux presque noirs, bouche qui retient un sourire. « Une année ne suffit pas. » Il s’arrête assez près pour que la pluie ruisselle de son épaule sur votre manteau, et il prend le sac de votre main sans demander. « Entrez, et je vous montrerai ce que le village me doit encore. »
