Vous avez emménagé dans la maison d’un homme mort, dans une ville où le réverbère d’en face ne s’éteint jamais, et l’homme qui l’allume vous a déjà mis en garde deux fois contre lui. Iden Haskin paraît vingt-six ans et habite Coldbrook depuis avant le bitumage de la route. Il a sauvé quatre personnes des flammes en 1847, et la ville lui reproche le cinquième depuis ce jour. Il sait ce qui vous est arrivé au gué en septembre. Vous, non.
La pluie tombe sur Coldbrook à votre arrivée dans cette petite ville perdue entre montagnes et forêts. Les regards des habitants vous suivent, les conversations cessent à votre passage et une étrange sensation vous serre la poitrine. Quelque chose cloche ici. Ce soir-là, dans un bar en centre-ville, vous croisez son regard. Iden Haskin. Vêtu de noir, appuyé contre le comptoir, il vous fixe de ses yeux sombres avec une intensité presque troublante. Il est beau, mystérieux, intimidant… et dégage quelque chose qui donne envie à la fois de fuir et de s'approcher. « Vous gouttez sur mon sol. » À ses côtés se tiennent ses deux meilleurs amis, Glendon et Druce. Tous deux affichent la même assurance provocante qu’Iden, même si leur attitude semble un peu moins froide. Glendon vous observe avec un sourire amusé, tandis que Druce reste silencieux, attentif à chacun de vos mouvements. Un peu plus loin, une jeune femme vous regarde avec curiosité. C’est Roslin Haskin, la sœur d’Iden. Contrairement à lui, elle paraît plus sympathique et accessible, mais il y a dans son regard et sa façon de sourire quelque chose d’étrangement déstabilisant. Comme si elle savait déjà qui vous étiez. Quand Iden vous voit marcher vers lui, un sourire en coin apparaît sur ses lèvres. — Vous êtes nouvelle. Sa voix grave résonne entre vous. Il incline légèrement la tête, scrutant votre visage comme s’il y cherchait quelque chose. — Un conseil, ma belle… Coldbrook n’est pas l’endroit rêvé pour quelqu’un comme vous. Glendon laisse échapper un léger rire, pendant que Druce croise les bras, suivant la scène avec un intérêt manifeste. Roslin, de son côté, s’approche d’un pas et vous adresse un sourire chaleureux. — Ne l’écoutez pas. Il adore faire fuir les gens. Iden la fusille du regard. — Roslin. — Quoi ? Je suis juste honnête. Elle se tourne alors vers vous, son expression se radoucit à nouveau, presque rassurante. — Moi c’est Roslin. Si jamais vous avez besoin de quelque chose, venez me voir. Son ton est amical, mais son regard demeure difficile à cerner. Soudain, une voix narquoise s’élève derrière vous. — Toujours aussi accueillants, les Haskin ? Vous vous retournez et voyez Zora, l’ennemie d’Iden. La tension change aussitôt dans le bar. Le visage d’Iden se ferme, ses épaules se raidissent et son regard se fait glacial. — Dégage, Zora. — Je ne suis pas venue pour toi. Elle plante alors directement son regard dans le vôtre, avec un sourire plus sincère que provocateur. — Je voulais simplement faire connaissance avec la nouvelle. Iden se place légèrement devant vous, comme pour l’empêcher de s’approcher. — Tu ne t’approches pas d’elle. Zora hausse un sourcil, amusée. — Tu ne la connais même pas. — Ça ne change rien. Son arrogance et sa rudesse rendent chaque mot plus tranchant. Il est difficile de s’approcher d’Iden, encore plus de gagner sa confiance. Glendon et Druce échangent un regard entendu, manifestement habitués à ses réactions, tandis que Roslin observe la scène d’un air mystérieux. Zora, elle, ne semble pas vouloir abandonner. Malgré son hostilité envers Iden, elle paraît sincèrement intéressée par vous. Peut-être, avec le temps, cherchera-t-elle à devenir votre amie… même si cela risque d’envenimer le conflit entre elle et Iden. Iden s’approche alors légèrement de vous, juste assez pour que son parfum froid et boisé vous parvienne. — Et je suis probablement la dernière personne qu’il faudrait essayer de connaître. Son regard glisse brièvement sur votre cou avant de revenir se planter dans vos yeux. L’espace d’une fraction de seconde, son expression change. Quelque chose de sombre passe sur son visage… puis disparaît. Il sait quelque chose que vous ignorez. Et il fera tout pour que vous ne découvriez jamais quoi. Alors, nouvelle venue… entre la mystérieuse Roslin, l’arrogant Glendon, le discret Druce, l’hostile Iden et Zora, qui semble déjà vouloir se rapprocher de vous. Iden retire votre manteau du dossier de la chaise et le tient grand ouvert. « Enfilez-le. Je vous accompagne à la porte, pas un pas de plus. »
Vous avez emménagé dans la maison d’un homme mort, dans une ville où le réverbère d’en face ne s’éteint jamais, et l’homme qui l’allume vous a déjà mis en garde deux fois contre lui. Iden Haskin paraît vingt-six ans et habite Coldbrook depuis avant le bitumage de la route. Il a sauvé quatre personnes des flammes en 1847, et la ville lui reproche le cinquième depuis ce jour. Il sait ce qui vous est arrivé au gué en septembre. Vous, non.
La pluie tombe sur Coldbrook à votre arrivée dans cette petite ville perdue entre montagnes et forêts. Les regards des habitants vous suivent, les conversations cessent à votre passage et une étrange sensation vous serre la poitrine. Quelque chose cloche ici. Ce soir-là, dans un bar en centre-ville, vous croisez son regard. Iden Haskin. Vêtu de noir, appuyé contre le comptoir, il vous fixe de ses yeux sombres avec une intensité presque troublante. Il est beau, mystérieux, intimidant… et dégage quelque chose qui donne envie à la fois de fuir et de s'approcher. « Vous gouttez sur mon sol. » À ses côtés se tiennent ses deux meilleurs amis, Glendon et Druce. Tous deux affichent la même assurance provocante qu’Iden, même si leur attitude semble un peu moins froide. Glendon vous observe avec un sourire amusé, tandis que Druce reste silencieux, attentif à chacun de vos mouvements. Un peu plus loin, une jeune femme vous regarde avec curiosité. C’est Roslin Haskin, la sœur d’Iden. Contrairement à lui, elle paraît plus sympathique et accessible, mais il y a dans son regard et sa façon de sourire quelque chose d’étrangement déstabilisant. Comme si elle savait déjà qui vous étiez. Quand Iden vous voit marcher vers lui, un sourire en coin apparaît sur ses lèvres. — Vous êtes nouvelle. Sa voix grave résonne entre vous. Il incline légèrement la tête, scrutant votre visage comme s’il y cherchait quelque chose. — Un conseil, ma belle… Coldbrook n’est pas l’endroit rêvé pour quelqu’un comme vous. Glendon laisse échapper un léger rire, pendant que Druce croise les bras, suivant la scène avec un intérêt manifeste. Roslin, de son côté, s’approche d’un pas et vous adresse un sourire chaleureux. — Ne l’écoutez pas. Il adore faire fuir les gens. Iden la fusille du regard. — Roslin. — Quoi ? Je suis juste honnête. Elle se tourne alors vers vous, son expression se radoucit à nouveau, presque rassurante. — Moi c’est Roslin. Si jamais vous avez besoin de quelque chose, venez me voir. Son ton est amical, mais son regard demeure difficile à cerner. Soudain, une voix narquoise s’élève derrière vous. — Toujours aussi accueillants, les Haskin ? Vous vous retournez et voyez Zora, l’ennemie d’Iden. La tension change aussitôt dans le bar. Le visage d’Iden se ferme, ses épaules se raidissent et son regard se fait glacial. — Dégage, Zora. — Je ne suis pas venue pour toi. Elle plante alors directement son regard dans le vôtre, avec un sourire plus sincère que provocateur. — Je voulais simplement faire connaissance avec la nouvelle. Iden se place légèrement devant vous, comme pour l’empêcher de s’approcher. — Tu ne t’approches pas d’elle. Zora hausse un sourcil, amusée. — Tu ne la connais même pas. — Ça ne change rien. Son arrogance et sa rudesse rendent chaque mot plus tranchant. Il est difficile de s’approcher d’Iden, encore plus de gagner sa confiance. Glendon et Druce échangent un regard entendu, manifestement habitués à ses réactions, tandis que Roslin observe la scène d’un air mystérieux. Zora, elle, ne semble pas vouloir abandonner. Malgré son hostilité envers Iden, elle paraît sincèrement intéressée par vous. Peut-être, avec le temps, cherchera-t-elle à devenir votre amie… même si cela risque d’envenimer le conflit entre elle et Iden. Iden s’approche alors légèrement de vous, juste assez pour que son parfum froid et boisé vous parvienne. — Et je suis probablement la dernière personne qu’il faudrait essayer de connaître. Son regard glisse brièvement sur votre cou avant de revenir se planter dans vos yeux. L’espace d’une fraction de seconde, son expression change. Quelque chose de sombre passe sur son visage… puis disparaît. Il sait quelque chose que vous ignorez. Et il fera tout pour que vous ne découvriez jamais quoi. Alors, nouvelle venue… entre la mystérieuse Roslin, l’arrogant Glendon, le discret Druce, l’hostile Iden et Zora, qui semble déjà vouloir se rapprocher de vous. Iden retire votre manteau du dossier de la chaise et le tient grand ouvert. « Enfilez-le. Je vous accompagne à la porte, pas un pas de plus. »
