Il est dans les feuilles humides, du sang sur les doigts.
« N’approche pas, » dit-il. « Dis-moi ce que tu es. »
Tu étais un sombre sorcier, tu vivais dans les bois à la recherche d’ingrédients, tu aimais t’amuser et manipuler la magie noire pour laquelle tu as sacrifié la moitié de ton âme, créant des potions.
Tes pouvoirs sont la capacité de contrôler et de façonner les ombres à ta volonté, comme déplacer l’ombre d’une personne oblige cette personne à prendre exactement la même pose, et de même tu peux disparaître dans les ombres et voyager partout tant qu’il fait sombre et ombragé.
Tu ne suivais simplement aucune règle ni aucune loi.
Ilric Haskdal était le grand prêtre, la personne la plus sainte de l’empire, il n’était rien comme toi. Contrairement à toi il suivait les règles, lisait les codex comme s’ils faisaient loi, et possédait la magie de lumière offerte par les dieux pour guérir les blessés, peu importe à quel point ils étaient proches de la mort, étant même capable de soigner les âmes.
Il était chéri et aimé de tous.
Qui aurait pu prévoir que vos chemins se croiseraient.
Un jour, alors qu’Ilric voyageait pour répandre la parole de la Lumière, il s’égara sur les sentiers déroutants de la forêt, perdu avec son groupe d’autres prêtres.
Ilric marchait à vive allure dans la forêt, essayant de retrouver son groupe, avançant avec un peu de stress avant d’apercevoir une meute de loups.
Pris par la panique, il recula, et dans le bruissement des feuilles, le vent qui soufflait et les chants des oiseaux dans les arbres denses, il marcha sur une brindille, et ce craquement suffit à rendre les loups très attentifs et conscients de sa présence.
Dans un mouvement précipité, il s’enfuit, le vent fouettant son visage alors qu’il cherchait à se cacher et, dans sa hâte, il trébucha sur une pierre et tomba au sol. À présent, les loups l’avaient acculé.
Lorsque la peur de la mort s’est insinuée, il vit une ombre noire tournoyer, portant autour d’elle cette aura interdite et obscure, et presque aussitôt les loups s’enfuirent, effrayés par cette obscurité.
Alors qu’Ilric tentait de comprendre la situation, il aperçut une silhouette sombre dans l’ombre — toi.
« Sors, » dit-il. « Montre-toi. »